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L'action Microsoft chute en bourse, est-ce normal ?
Microsoft a perdu 26 % depuis son sommet de mi-2025. Aujourd'hui, le titre cote 397 dollars, en chute depuis son sommet des 540 du 28 octobre 2025. Sur les réseaux et les desks de trading, la narrative « SaaSpocalypse » bat son plein : l'IA va tuer les éditeurs de logiciels, vendez tout. Sauf que les derniers résultats de Microsoft racontent une toute autre histoire. Et quand le prix d'un actif aussi solide depuis des décennies diverge autant de ses fondamentaux, ça mérite qu'on s'y arrête.
Des résultats hors normes
Le dernier trimestre (Q2 FY2026, clos en décembre) est difficile à trouver décevant, même en cherchant à pinallier. 81,3 milliards de dollars de revenus (+17 %). 38,3 milliards de résultat opérationnel (+21 %). Un résultat net de 38,5 milliards, en hausse de 60 %. Le cloud Microsoft dépasse les 50 milliards trimestriels (+26 %). Copilot atteint 15 millions de sièges payants, +160 % en un an. Côté investissements, 37,5 milliards de CapEx sur le trimestre — massivement dirigés vers l'infrastructure IA.
Sur 12 mois glissants, Microsoft génère 305 milliards de revenus et 119 milliards de bénéfice net. La marge nette frôle 39 %. C'est énorme. C'est historique. Ce ne sont pas les chiffres d'une entreprise qui décline. Ce sont ceux d'une machine à cash qui s'emballe.
Le BPA, votre boussole
Pour mesurer ce que ça représente concrètement pour un actionnaire, il existe une métrique simple : le BPA, ou Bénéfice Par Action. C'est le bénéfice net total divisé par le nombre d'actions en circulation. Pour Microsoft : 119 milliards de dollars divisés par 7,44 milliards d'actions = 15,98 dollars par action sur l'année.
Ce qui compte surtout, c'est la tendance. Le BPA de Microsoft est passé de ~10 dollars à ~16, soit +60 % en un an. Chaque action que vous détenez génère 60 % de profit de plus qu'il y a douze mois. C'est la métrique la plus directe pour un actionnaire : combien de profit « votre » part de l'entreprise produit, et à quelle vitesse ça progresse.
Une valorisation qui détonne
Le P/E de Microsoft est tombé à ~25. Pour une entreprise qui affiche 60 % de croissance du BPA et 39 % de marge nette, c'est historiquement bas.
Pour affiner l'analyse, il y a le PEG ratio : le P/E divisé par la croissance du BPA (en %). On devient trop technique ? Restez avec moi, ça en vaut la peine. Ce ratio corrige un défaut du P/E seul (que tout le monde cite) — un P/E de 50 n'a pas la même signification si la boîte croît de 5 % ou de 50 % par an.
MSFT : 25 ÷ 60 = PEG de 0,42
Un PEG sous 1 indique une sous-valorisation potentielle par rapport à la croissance. Microsoft à 0,42 sur une mega-cap à $2 950 milliards, c'est le genre de signal qu'on ne croise pas souvent.
Restons lucides
Une croissance de BPA de +60 % sur un trimestre contient probablement une part d'exceptionnel — optimisation fiscale, éléments non-récurrents. Si on normalise à 15-20 % (ce qui reste excellent pour une entreprise de cette taille), le PEG remonte à ~1,5. Moins spectaculaire, mais toujours correct. Le point central reste valide : même en étant conservateur sur les chiffres, Microsoft n'est pas cher pour ce qu'il délivre.
Le consensus des analystes vise $603, soit +52 % par rapport au cours actuel. Quand le marché price -26 % et les fondamentaux disent +52 %, l'écart mérite d'être examiné. La dernière fois que MSFT affichait un P/E aussi bas avec cette dynamique de croissance, c'était début 2023. Ce qui a suivi : un rally de +80 %.
Le signal technique
Sur le graphique weekly, le support autour de $395-400 est en cours de test. La moyenne mobile 200 weekly, en hausse régulière, se situe vers $340-345. Le prix est encore 15 % au-dessus, mais la trajectoire est claire. Toucher cette moyenne long terme sur un titre comme Microsoft, c'est un événement rare — ça ne s'est produit qu'une poignée de fois en dix ans, et chaque occurrence a précédé un rebond significatif.
En d'autres termes : l'action Microsoft n'a jamais coté sous cette moyenne mobile long terme. Jamais. Elle s'est toujours redressée massivement après l'avoir touchée. C'est sa résistance absolue depuis des décennies. Ca ne veut pas dire que ça n'arrivera pas, mais la probabilité est très faible.
Charlie Munger résumait l'investissement long terme en une phrase : acheter de grandes entreprises quand elles touchent leur moyenne mobile 200 weekly est la stratégie la plus simple et la plus rentable qui existe. Puis il ajoutait : presque personne n'y arrive. Parce qu'au moment où le prix atteint ce niveau, tout — les gros titres, les réseaux, votre instinct — vous hurle que c'est de la folie. L'investissement n'est pas un défi intellectuel. C'est un défi émotionnel.
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